Du côté du Vigan

L’été semble avoir pointé le bout de son nez avant de renfermer la porte en ce dimanche pluvieux. Ne faisons pas grise mine pour autant. Pour ma part, je mets à profit le fait de rester à la maison pour vous narrer en quelques lignes mon week-end de l’Ascension 2016.

Mercredi 04 mai

Au sortir du travail, je prépare mes affaires et prends la route en direction du Vigan sous un soleil resplendissant. En cette période de l’année, la nature est particulièrement magnifique dans nos contrées. Les ondées récentes lui ont permis de se couvrir d’un camaïeu de verts qui ravit le regard à mesure que le paysage défile à travers les portières. Me reviennent alors en mémoire les mots de Verlaine dans son poème « Le paysage dans le cadre des portières ».
J’aurais aimé pouvoir vivre les mêmes émotions que lui mais il y a longtemps que la ligne reliant Sauve au Vigan est désaffectée, celle-ci comme tant d’autres dans les Cévennes. Certaines ont été réaménagées en voies vertes de taille variable offrant d’agréables promenades aux amoureux de la marche ou du vélo. Mais l’automobile n’est pas mal non plus, surtout en agréable compagnie.
À mesure que je me rapproche du Vigan, je me sens un peu plus en « vacances ». Dès mon arrivée, je m’allonge donc au soleil dans le parc des Châtaigniers et savoure ce superbe début de week-end de l’Ascension.

Jeudi 05 mai

Le soleil brille ce matin et je tiens à en profiter au maximum: farniente matinal, pique-nique au bord de l’eau et randonnée vont occuper ma journée.

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Le rieu Mage à Bréau

Après le déjeuner, je me rends dans le centre de Bréau, point de départ de plusieurs itinéraires de marche. Je choisis celui qui mène au col d’Esparon à cinq kilomètres. La promenade vaut la peine.

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Cascade silvestre
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Fleurs en forêt domaniale de l’Aigoual
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Faune et flore
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Col d’Esparon
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Un hôte singulier

Pour regagner Bréau, je refuse d’emprunter le même chemin et me voilà lancée dans une mini aventure entre Esparon, Lasfons et Molières-Cavaillac, dont je me souviendrai longtemps.

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Ruelle d’Esparon
Terrasses cévenoles entre d'Esparon et Molières
Terrasses cévenoles entre Esparon et Molières
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Vue depuis le pont de Lasfons

Quelques heures plus tard, je ne compte plus vraiment les kilomètres. Mes pieds par contre… Je ne vous parle pas des douleurs ressenties en des endroits que la décence commune me gardera de nommer.
À mon retour, je n’ai qu’une envie: manger. Je me jette sur tout ce qui peut être avalé sans distinction aucune. Ne l’ai-je pas mérité?

Vendredi  06 mai

Le temps s’est largement couvert depuis la veille, le vent se met à souffler dès le matin, le ciel se voile progressivement laissant entrevoir une lumière pas vraiment franche. Bonheur de la journée et non des moindres: alors que je suis occupée à une quelconque tâche, j’aperçois un lièvre qui se tient planté à seulement quelques mètres de moi, calmement campé sur ses pattes, oreilles bien dressées. Je n’en reviens pas! A peine ai-je le temps de me retourner pour saisir mon appareil qu’il a déjà décampé. Je demeure éblouie guettant naïvement une nouvelle apparition qui n’a vraisemblablement aucune chance de se produire mais je peux toujours rêver et semblant d’y croire.

La matinée touche à sa fin quand je me rends en ville. Pour ce jour, toute idée de randonnée est bannie donc je me contenterai d’une balade les multiples ruelles du Vigan. À midi, je déjeune chez Fatou, une restauratrice d’origine ivoirienne qui jouit d’une belle réputation. Chaque vendredi, elle cuisine un plat africain. J’espère pouvoir  vous en reparler bientôt. Pour le dessert, il y a de quoi faire.
La ville compte pas moins de quatre boulangeries-pâtisseries dans un périmètre plutôt restreint. L’une d’entre elles propose des tartes d’aspect rustique mais indéniablement bonnes.
Comme la météo ne s’arrange pas, la médiathèque sera mon lieu d’élection pour le reste de l’après-midi. J’aime passer du temps dans ces lieux de culture ouvert à tous car je m’y sens à ma place.
Enfant puis adolescente, j’ai écumé celle de mon quartier seule ou avec mes copines. Aujourd’hui encore, lorsque je retourne où j’ai grandi, j’essaie de trouver du temps pour y faire un tour, un peu comme un pèlerinage. Mais refermons le volet souvenirs. 

Plus tôt que prévu, je rentre à Sauve. La nuit est déjà tombée lorsque je retrouve mes pénates. Je me confie sans trop tarder aux bras de Morphée l’esprit tourné vers ma prochaine escapade.

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