Le Troquet Toqué

Nous sommes jeudi soir. Le temps de me laver et d’enfiler un jean, me voici accoudée au comptoir d’un bar-restaurant de mon village à siroter un diabolo gingembre -belle découverte- tout en faisant plus ample connaissance avec les patrons. Ce n’est pourtant pas la première fois que je pousse la porte de leur établissement.
Voilà bientôt trois ans que j’habite pour ainsi dire à côté mais par timidité sinon préjugés (du style « les bars ceci, les bars cela, les gens qui les fréquentent, etc. »), je n’avais plus osé y mettre les pieds.
À l’époque, je visitais le village à la recherche d’un appartement suite à une mutation professionnelle. Le mois d’août touchait à son terme, le temps était magnifique, les jolies rues et places quelques peu alanguies par la chaleur prononcée qui régnait. Une halte désaltérante semblait alors tout indiquée. C’est dans ces circonstances que je m’attablai à la petite terrasse du Troquet Toqué devant un verre de blanc bio. Lointain souvenir…
Il aura fallu que le hasard s’en mêle pour que je consente à y retourner pour prendre l’apéro avec un ami. Depuis, mes a priori en ont pris un sacré coup. Alors autant poursuivre cette nouvelle expérience par un dîner.
Je croyais en finir avec la viande rouge après avoir entendu parler des techniques utilisées en abattoir mais elle semble me lancer un appel par le biais de l’ardoise qui affiche  » rumsteck et frites maison « . Mon cœur parle, au diable raison et bonne conscience ! Mon ami se laisse tenter par un parmentier de cabillaud sur lit de sauce au curcuma. P’tit joueur, va!

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Parmentier de cabillaud au citron vert sauce curcuma

Sur le papier, mon choix n’a rien d’extraordinaire. Dans les faits, c’est une autre histoire: la viande est parfaitement cuite, les frites épaisses et texturées, la sauce tout simplement excellente. De mémoire, je n’en ai jamais dégustée une de cette qualité. Ce plat a définitivement des airs de « reviens-y ». Le sourire greffé à mes lèvres pendant le repas s’avère plus qu’éloquent.
Afin de saluer une petite victoire de début d’année (merci à l’ami qui a balancé !), la patronne m’a offert le diabolo. Qui a dit que les Sauvains ne savaient pas vivre?

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Pavé de rumsteck et frites maison

Le Troquet Toqué
10 place Jean Germain
30610 Sauve

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